Une simple annonce « À vendre » sur le pare-brise vient de coûter plusieurs centaines d’euros à des automobilistes en France, la loi sanctionnant désormais toute publicité commerciale non autorisée sur un véhicule stationné ou en circulation.
Ce qui vient de tomber : l’annonce manuscrite sur le pare-brise

Depuis plusieurs jours, des conducteurs reçoivent une amende qui peut atteindre 750 € pour une seule infraction : afficher une annonce de vente de voiture directement sur leur véhicule, visible depuis la voie publique. Cette méthode, pourtant courante, est assimilée à une activité commerciale non déclarée par l’article R. 644-3 du Code pénal. Les autorités verbalisent sans distinction particuliers et professionnels, peu importe la durée ou le lieu.
Ce que dit la loi
Le simple fait d’apposer un prix, une pancarte « À vendre » ou un numéro de téléphone sur un véhicule stationné – ou en déplacement – constitue une infraction. Les policiers dressent le PV sur la base du constat visuel. Récidive ou mauvaise foi exposent à la saisie définitive du véhicule, et l’amende peut monter à 3 750 € pour ceux qui recommencent.
Peine immédiate : confusion et colère
Pour beaucoup d’automobilistes, la sanction tombe sans avertissement. Interrogé devant sa voiture mise en vente, Jean* s’indigne :
« On ne m’a pas prévenu, ça fait 20 ans que je vends comme ça ! »
Des associations de consommateurs dénoncent l’absence d’informations claires en mairie ou en commissariat. L’application stricte de la loi choque particulièrement en milieu rural, où ce type de vente restait toléré de longue date.
Comment vendre sa voiture légalement ?
- Effectuer une demande d’autorisation temporaire en mairie (exposition limitée et contrôlée)
- Stationner sur un terrain privé avec accord écrit
- Publier l’annonce sur une plateforme spécialisée
- S’adresser à un garage ou un mandataire automobile
Sanctions : amende salée, confiscation définitive

Les cas de confiscation du véhicule se multiplient au-delà des grandes villes, notamment pour récidive. Pour récupérer sa voiture, il faut contester ou prouver que la démarche n’a pas vocation commerciale répétée, ce qui reste difficile. Outre l’amende et les frais annexes, la perte d’un moyen de locomotion impacte lourdement la vie quotidienne.
Réaction des usagers et débat public
Beaucoup s’étonnent de l’ampleur de la sanction, perçue comme démesurée au regard de l’infraction. Les habitants réclament des informations plus accessibles et une approche moins coercitive, tandis que les pouvoirs publics défendent l’équité avec les professionnels et la lutte contre le commerce sauvage.
Des questions restent en suspens : la même intensité répressive sera-t-elle appliquée partout ? Faut-il faire évoluer la loi pour mieux informer les particuliers ?
Vous venez de recevoir une amende ou risqué la perte de votre voiture ? Partagez votre expérience et envoyez l’information à votre entourage pour éviter d’autres mauvaises surprises !



