Une revalorisation de 0,9 % vient d’être appliquée aux pensions de base, offrant jusqu’à 903 € chaque mois à certains retraités modestes dès janvier 2026.
Qui est concerné par l’augmentation ?

Depuis le 1er janvier, les retraités du régime général, de la MSA ou du SRE voient leur pension de base relevée. Ce changement s’adresse aux personnes ayant liquidé tous leurs droits à la retraite, notamment celles aux revenus les plus faibles.
Un exemple concret : pour une pension à 1 200 €, la hausse atteint 10,80 € par mois, soit 129 € de plus sur l’année.
Les pensions complémentaires Agirc-Arrco ne sont pas concernées pour l’instant, ce qui génère frustration et colère chez de nombreux retraités.
Seules les pensions dites minimales (minimum contributif/MiCo, ASPA) profitent de cette hausse automatique, fixant un véritable seuil de sécurité financière.
Le minimum contributif, filet de sécurité pour les carrières modestes

Le MiCo s’adresse aux retraités ayant travaillé toute leur vie avec de petits salaires. Pour en bénéficier, il faut toucher une retraite de base à taux plein et que le total des pensions ne dépasse pas 1 410,89 € par mois en 2026.
Le montant du minimum contributif atteint 756,29 € mensuels – et grimpe à 903,93 € pour celles et ceux justifiant d’au moins 120 trimestres cotisés.
Ce montant suit l’évolution du Smic et permet de maintenir un plancher pour les personnes les plus exposées.
Petites retraites : profils typiques touchés par la hausse
La revalorisation concerne principalement des anciens employés faiblement rémunérés (restauration, ménage, agricole). Une femme ayant travaillé toute sa vie à temps partiel peut désormais toucher le MiCo majoré, améliorant ainsi son quotidien.
De nombreux bénéficiaires sont également touchés par des carrières interrompues (enfants, maladie, chômage).
Des chiffres marquent l’écart : un retraité avec 900 € de base profiterait de 8,10 € de plus, alors qu’un autre cumulant 650 € de base et 350 € de complémentaire ne verra sa pension augmenter que de 5,85 € (soit 1005,85 € au total, complément non revalorisé).
Quelle différence entre pension de base et complémentaire ?
Les pensions de base, gérées par la Carsat ou MSA, suivent chaque année l’inflation. Les complémentaires, elles, ne bougent qu’après négociation à l’automne. Ce décalage plonge bon nombre de retraités dans un sentiment d’injustice, surtout face à la flambée des prix.
« Même 10 € de plus, c’est vital pour remplir le frigo. Mais pourquoi nos complémentaires, elles, restent bloquées ? »
Les retraités modestes peuvent enfin bénéficier d’une revalorisation bienvenue, mais certains recevront moins le 9 février : qui sera touché et pourquoi ?
Cette revalorisation de 0,9 % rappelle qu’à Saint-Flour, Mireille pensait souffler avec la hausse de sa retraite : quand les 7,20 € de plus ont finalement tout compliqué, soulignant les limites de ces hausses pour certains retraités.
Pour tout savoir sur les bénéficiaires de cette revalorisation et ceux qui en seront exclus, consultez cet article dédié : petites retraites 2026 : qui va vraiment voir sa pension augmenter, qui reste sur le carreau ?.
Le manque de revalorisation du complémentaire pénalise les petites retraites mixtes où la base seule évolue. Cette frustration filtre dans les réponses des acteurs sociaux locaux, qui réclament plus d’équité entre dispositifs.
Démarches pratiques : comment vérifier votre droit à hausse ?
Dès la réception du relevé de pension de janvier, chaque retraité ou aidant peut contrôler le montant revalorisé. Il suffit de consulter son espace personnel (Caisse de retraite, MSA) ou d’appeler les organismes classiques.
Des simulateurs en ligne existent pour estimer son éligibilité au MiCo ou à l’ASPA. Les CCAS et Maisons France Services accompagnent gratuitement sur rendez-vous : papiers à apporter, simulations, explications en détail.
Cette hausse, même modérée, peut faire la différence pour des milliers de retraités qui jonglent avec leur budget chaque mois.
Vous, vous sentez-vous concerné par ces hausses ? Voyez-vous autour de vous des personnes en difficulté malgré ces ajustements ? N’hésitez pas à réagir, à partager cet article ou à demander conseil si besoin. À votre tour : qui devrait, selon vous, être mieux accompagné dans l’accès à ces droits ?



