L’abandon de l’option base au tarif réglementé EDF bouleverse dès maintenant l’équilibre de 9,5 millions de foyers. À partir de 2025, tous les nouveaux contrats d’électricité concernés y perdent droit, forçant une transition vers l’option heures pleines/heures creuses jugée plus contraignante par de nombreux ménages déjà fragilisés par le coût de l’énergie.
La fin précipitée d’un contrat populaire

Depuis le 1er février 2025, tout nouveau contrat d’électricité avec un compteur de 9 à 36 kVA se voit interdire l’accès à l’option base, une formule appréciée pour sa simplicité : un prix du kWh identique toute la journée.
Jusqu’ici, elle était la norme pour des millions de foyers chauffés à l’électricité ou dotés d’équipements gourmands.
Les abonnés actuels peuvent temporairement conserver ce tarif, mais en cas de déménagement ou de modification de puissance, le basculement devient immédiat.
Ce maintien ne sera que de courte durée : la réglementation prévoit son extinction progressive, par vague, d’ici 2028.
Un calendrier imposé à tous, sans réel choix
Le mouvement touche tout le territoire : métropole, zones rurales et Outre-mer.
À partir de février 2026, la restriction s’étend aux territoires d’Outre-mer et aux îles.
Les foyers équipés de compteurs de 18 à 36 kVA seront migrés de force vers l’option heures pleines/heures creuses dès février 2027.
Pour certains, l’échéance est repoussée à 2028… mais la fin de l’option base est inéluctable, pour tous ceux au-dessus de 9 kVA.
Peu d’options restent pour ceux qui ont un fort besoin d’énergie, souvent en zone rurale ou mal isolés.
Ce tournant bouscule la gestion quotidienne de la consommation : désormais, il faut programmer, décaler ou automatiser l’utilisation de ses appareils pour limiter la casse sur sa facture.
Pourquoi forcer ce changement maintenant ?
Le signal de la Commission de régulation de l’énergie est clair : pousser les usagers à consommer quand l’électricité est moins chère, pour soulager le réseau.
Les heures creuses, souvent la nuit, deviennent la règle à suivre. Les ballons d’eau chaude et véhicules électriques sont dans la ligne de mire : place à la programmation, sinon gare à la facture !
“J’ai l’impression qu’on veut nous forcer la main, alors que je n’ai pas les moyens de changer mon installation.”
La suppression n’affecte pas (pour l’instant) les petits compteurs (3 à 6 kVA), mais la très grande majorité des résidences principales et maisons familiales devront s’adapter, qu’elles soient équipées ou non d’outils domotiques.
Réactions : la colère gronde, l’accompagnement jugé insuffisant

La suppression de l’option base suscite incompréhension et inquiétudes, surtout chez les ménages les plus modestes ou âgés.
Plusieurs associations et collectifs montent au créneau contre une mesure jugée aveugle face aux situations concrètes et aux difficultés d’adaptation des foyers précaires.
Face aux inquiétudes concernant l’abandon de l’option base, la baisse surprise sur l’électricité : en février 2026, le tarif heures creuses baisse et devient rentable dès 26 % de consommation pourrait redonner espoir à certains foyers.
Avec la suppression de l’option base EDF, de nombreux foyers doivent s’interroger sur les nouvelles heures creuses : qui doit régler son chauffe-eau manuellement et combien risque-t-il si rien n’est fait ?.
La suppression de l’option base chez EDF entraîne des répercussions importantes sur les budgets, comme l’explique cet article sur les tarifs EDF : option base supprimée, facture Tempo qui flambe et baisse symbolique dès février.
Les autorités défendent le bien-fondé de la réforme pour le réseau national.
Mais sur le terrain, beaucoup peinent à s’équiper ou à comprendre comment limiter le surcoût attendu.
La question d’un accompagnement local renforcé, de solutions simples et adaptées, reste en suspens.
D’ici 2026-2028, d’autres annonces sont attendues : nouveaux tarifs, dispositifs d’aide possible, évolutions techniques.
Pour de nombreux foyers, l’incertitude demeure face à cette transition énergétique imposée.
La suppression de l’option base EDF marque une rupture brusque pour des millions de ménages déjà confrontés à l’explosion des charges.
Et vous, redoutez-vous ce basculement vers les heures creuses ? Votre entourage s’y prépare-t-il ? Vos retours seront précieux pour éclairer les zones d’ombre de cette réforme.
N’hésitez pas à partager cet article avec celles et ceux qui pourraient se sentir concernés : l’entraide locale fera la différence sur le terrain.



