Des milliers de retraités américains vivant en France pourront bientôt perdre l’accès gratuit à l’Assurance maladie : l’Assemblée nationale vient d’adopter l’obligation d’une cotisation spécifique pour ces nouveaux affiliés, dès 2026.
Retraités américains visés : fin programmée de la gratuité à la PUMA
Le texte piloté par le député François Gernigon cible directement les étrangers hors UE, nombreux à profiter de la Protection universelle maladie après seulement trois mois de résidence, sans verser aucun euro. En ligne de mire : les retraités américains installés sur l’Hexagone, qui accèdent ainsi gratuitement à l’un des meilleurs systèmes de soins au monde, tout en percevant leurs pensions à l’étranger et sans impôt sur le revenu en France.
« On assiste à une injustice flagrante : nos cotisants financent des prestations offertes à des étrangers qui ne contribuent pas au pot commun », martèle le député lors des débats. L’amendement, approuvé par 176 voix sur 255, s’attaque à une faille exploitée par des agences d’expatriation, qui font miroiter la gratuité médicale auprès de candidats à l’installation.
Nouveaux critères : qui devra payer ?
Sont concernés les détenteurs de visas long séjour « visiteur », principalement retraités non-européens sans activité professionnelle en France. Le changement majeur : toute ouverture ou maintien de droits à la PUMA passera par une contribution minimale – montant fixé par décret à venir. Les réfugiés et bénéficiaires de conventions bilatérales resteront hors du champ, mais une remise à plat de plusieurs accords internationaux est dans les tuyaux.
Pourquoi ce durcissement ?
L’exécutif veut stopper le sentiment d’iniquité ressenti chez les habitants et cotisants français. Témoignages à l’appui, élus locaux et agents de terrain dénoncent depuis longtemps la faille : « Les Américains économisent parfois plus de 400 $ par mois rien qu’en passant à la Sécurité sociale française, alors que nos familles peinent à payer leurs charges », souffle un travailleur social* du Lot.
« La solidarité nationale doit être équitable, tout le monde doit participer », plaide le député Gernigon.
Ce qui va changer en 2026

Dès 2026, impossible d’accéder gratuitement à la Sécu pour les nouveaux retraités extra-européens venus en France. Le gouvernement prévoit une campagne d’information et des outils de transition pour éviter les ruptures brutales. Les agences proposant des packages « santé gratuite » devront revoir leurs offres. Ce signal marque un tournant dans la lutte contre les abus et pour une solidarité plus juste.
La réforme doit encore passer par le Sénat et pourra être ajustée, notamment sur le montant exact de la cotisation et les modalités de contrôle.
Cette réforme s’ajoute aux mesures récentes comme celles concernant le minimum vieillesse : au-delà de 1 043 € par mois, l’ASPA coupée net dès 2026 – des retraités sous le choc, suscitant l’inquiétude des expatriés.
Cette réforme s’inscrit dans un contexte où, malgré la cotisation obligatoire, l’abattement de 10 % sur les pensions maintenu en 2026 pourrait soulager certains foyers modestes.
Cet amendement soulève le débat, certains jugent la mesure nécessaire, d’autres s’inquiètent d’un possible effet repoussoir pour l’installation de talents ou de seniors étrangers. Et vous, pensez-vous que la France doit imposer une participation à tous les retraités étrangers profitant de notre système de santé ? Vos témoignages ou avis sont les bienvenus. N’hésitez pas à partager cet article autour de vous, le débat ne fait que commencer.
*Les personnes interrogées ont souhaité conserver l’anonymat.




Je trouve c’est normal que on cotis a l’assurance maladie, nous sommes étrangers habitant depuis 23ans en France et nous avons toujours payé nos Impôts et l’assurance maladie, c’est trop facile de profiter du système français déjà le pays est tellement endetté que c’est honteux que beaucoup de monde profite de ce système,il faut que ça change et rapidement