Des milliers de contribuables ultra-riches déclarent des revenus fiscaux bien inférieurs à leur réalité économique, causant un manque à gagner colossal pour l’État français selon Éric Coquerel, qui s’est exprimé ce 16 janvier après consultation de documents officiels à Bercy.
Des chiffres qui dérangent

Le président de la commission des Finances s’est rendu au ministère de l’Économie pour analyser, pendant deux heures, des notes de la Direction générale des finances publiques sur la fiscalité des plus riches. Les constats sont édifiants : plusieurs milliers – voire des dizaines de milliers – de foyers fortunés affichent un revenu fiscal de référence souvent inférieur à 5 % de leurs revenus économiques réels. Cette sous-déclaration représenterait pour l’État une perte comprise entre 15 et 18 milliards d’euros chaque année.
Un système à l’avantage des plus fortunés

Outre la complexité et l’opacité des dispositifs fiscaux, la suppression de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) a élargi les failles. Le patrimoine mobilier, tel que les titres financiers ou holdings, échappe désormais largement aux obligations déclaratives, ce qui facilite l’optimisation fiscale pour les hauts patrimoines. Selon les documents consultés, la transparence est rendue presque impossible, et l’administration dispose de peu d’outils pour suivre l’évolution de la richesse des ultra-riches.
Des révélations qui agitent le débat politique
Ces chiffres, issus de notes officielles, confirment les alertes déjà lancées par l’ex-ministre Éric Lombard. Les réactions politiques n’ont pas tardé : des élus de gauche réclament une commission d’enquête parlementaire, et le Sénat a demandé l’ouverture des données à ses membres. La question de la justice fiscale revient au premier plan, alors que le gouvernement négocie un budget sous tension.
Selon une récente enquête de la commission LIOT, des milliers de riches échappent à l’impôt, privant ainsi l’État de milliards d’euros chaque année.
Selon Éric Coquerel, une ligne floue dans un rapport budgétaire : le début d’une faille qui pourrait coûter des milliards met en lumière des pratiques fiscales favorisant les ultra-riches.
Selon Éric Coquerel, les révélations de Bercy mettent en lumière la nécessité d’une commission d’enquête sur l’imposition des plus riches pour lutter contre l’évasion fiscale des patrimoines invisibles.
“Il y a des failles béantes qui profitent aux ultra-riches alors qu’on exige toujours plus des classes modestes.” – Éric Coquerel
La transparence fiscale, redevenue centrale, pourrait entraîner de nouvelles mesures de contrôle dans les prochains mois. Reste à savoir si un rééquilibrage sera vraiment voté ou si les inégalités persisteront. Et vous, trouvez-vous ce système juste ? Partagez votre avis autour de vous, ce débat n’a fait que commencer !



